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Histoire du peuple FOTO

Littérature: Foto, un grand royaume au coeur de la Menoua: dès origines à 2010. Par Monique Guimfacq

 



 

Part 1: Foto, une chefferie fondée par un chasseur

La chefferie Foto a été crée au XIXème siècle par un chasseur originaire de la plaine de Mbo. Ce dernier, à la recherche du gibier, s’arrêta avec ses confrères à l’emplacement actuel de la chefferie Foto. Progressivement, par des stratégies de ruse, il conquit le pouvoir politique en empêchant les populations locales d’obéir à leur chef d’où le nom de « Fo – To », chef qui empêche.

La fondation de la chefferie Foto remonte au XIXe siècle soit exactement vers 1820. Par ailleurs, ce tableau chronologique montre que la chefferie Foto aurait été fondée par un certain Tseu-Zeu. Ce chasseur originaire de l’actuelle plaine de Mbo et plus précisément de la chefferie de Ngouata aurait quitté son village pour se rendre à la chasse avec quelques amis. 
Dans leur recherche des gibiers, ils arrivèrent au niveau de l’actuelle chefferie Foto qui était à ce moment une zone forestière et giboyeuse. Il décida donc, avec ses compagnons, d’installer son campement à cet endroit et de continuer la chasse. Mais cet endroit était interstitiel du bloc Lap Zeukeng et de la chefferie Toula Zizong.  En raison des alliances entre les différentes chefferies comme c’étaient le cas de ces deux chefferies,  la chefferie fille (Ici c’est Lap zeukeng) avait des obligations vis-à-vis de la chefferie mère (Toula Zizong).  Parmi ces obligations, les populations de Lap Zeukeng devaient aller donner des bambous, nattes, bois et du vin ou travailler à la chefferie Nzizong. 
Mais chaque fois qu’ils partaient, ils passaient par le campement qu’avaient installé le chasseur et ses compagnons. 
Ce dernier leur offrait des gibiers qu’il avait faits cuire, des haricots pilés, du vin de palme et parfois même, les faisait danser au balafon.  
C’est ainsi que progressivement, il gagna, par cette largesse, la confiance de ces populations qui décidèrent désormais de laisser à ce lieu des nattes pour que ce généreux étranger construise sa demeure. 
Quelques temps plus tard, ils ont de manière convaincue exprimé leur sympathie à l’endroit de l’étranger en ces termes :
« Nous travaillons toujours chez le chef Toula Zizong, mais nous ne sommes jamais récompensés, tandis qu’à notre retour à domicile, ce bon Tamekouo nous invite chez lui et nous donne à manger. Maintenant, soyons pour lui et non plus pour le chef de Toula.»

 


 

Hymne de raliement du peuple FOTO